Vedanta et Tantra

Statue de Shiva Nataraja (roi de la danse) exécutant la danse de la félicité

Deux des grands courants philosophiques du yoga sont le Vedanta et le Tantra. L’un n’est pas meilleur que l’autre, il s’agit de comprendre leur perspective et ainsi selon notre tendance personnelle face à la vie, choisir celui qui nous convient pour maintenir un équilibre.

En termes très très simplifiés, le Vedanta prône le détachement des choses matériels afin de faire l’expérience de notre essence véritable, le purusha , concept semblable à la notion de l’âme. Ainsi, afin de préserver son équanimité, le yogi de la voie Vedanta s’efforce à transcender les dualité en faisant l’expérience de la conscience profond, de se sentir LE témoin, le purusha, par le retrait des sens, la concentration et la méditation pour ensuite, tout en conservant un lien fort avec cet réalité intérieure, agir dans le monde avec amour, compassion et sagesse. C’est la voie entre autre du Raja Yoga qui est décrit dans Les Yogas Sutras de Patanjali et du Jnana Yoga.

Le terme tantra dans la culture générale est souvent associé aux plaisirs sensuels. Cependant, c’est plus que cela, c’est une vision spirituelle de la Vie. La voie tantrique ne verra pas de dualité entre l’individu et l’univers : tout est expression de la Vie, donc on n’y retrouve pas le besoin de s’isoler ni de se détacher. Comme disait Ramprasad : « J’aime manger du sucre, mais je ne cherche pas à devenir du sucre. » La vie et l’univers sont vus comme une expression de la force créatrice (Shakti) qui dans sa danse ou son jeu créatif (Lîla) sans but précis, précipite parfois des douleurs parfois des joies, mais elle le fait dans la perspective que cela, tout cela, est dans l’ordre naturel des chose. Pas de victime, pas de blâme ni de culpabilité à avoir. C’est la voie entre autre du Kundalini Yoga.

Puisque je clarifie le mot tantra, j’en profite pour clarifier un autre terme trop souvent traduit par sensualité/sexualité : Kama (comme dans les Kamas Sutra). Kama signifie plaisir et désire et il fait parti des 4 types d’aspirations à garder en équilibre : Dharma, Artha, Kama et Moksha. Dharma est l’expression du pourquoi on est sur terre. Certains le traduisent par devoir, mais c’est plus que cela; chaque personne est unique par sa génétique, ses talents et son vécu et le tout donne le pourquoi il est là et la personne qui peut reconnaître son dharma et le suivre aura artha (sens de vie, but dans la vie, carrière, richesse), kama (plaisir) et moksha (libération, émancipation, accomplissement).

Donc, si on a un tempérament facilement tenté par les excès, un peu de yoga dans l’approche Vedanta pourrait nous aider à nous détacher et à maîtriser nos sens. Il ne s’agit pas de s’isoler dans une grotte! On peut commencer par apprendre à respirer, à méditer ou faire du yoga qui suit une routine qui se répète à chaque cours afin d’aller plus profond dans chaque posture. Si au contraire on est d’une nature sévère envers nous-même, du yoga plus tantrique, utilisant souvent les mots bienveillance, compassion, lâcher prise, un yoga qui s’adapte aux saisons et qui va dans la fluidité sans forcer peut aider à fondre les exigences qu’on a envers soi-même.

Vous l’aurez peut-être deviné que j’enseigne un peu des deux! Parfois je suis dans l’intuition et le ressenti presque mystique en invitant les participants à respirer l’énergie de la terre dans la posture de la montagne, et parfois je suis dans un état plus intérieur invitant à fermer les yeux et à se détacher des tensions de la journée, chaque expiration nous entraînant de plus en plus profond vers notre sérénité intérieure et intemporelle, le tout toujours sans jugement.

Namaste
Jennifer

Pour plus d’informations sur le symbolisme de la statue de Shiva, visitez https://fr.wikipedia.org/wiki/Nataraja

Pour plus d’informations sur shakti selon le tantrisme, visitez
https://magikindia.com/fr/shakti-peetha-pilgrimage/

Trucs pour mieux dormir

Le tigre aussi a besoin de sommeil
– Proverbe chinois

Ça vous est déjà arrivé d’être couché et confortable, le corps fatigué, mais le cerveau allumé incapable de dormir vous sentiez péniblement les heures passer? Moi oui, ayant un esprit débordant d’idées, je me trouve parfois incapable soit de m’endormir ou de me rendormir après un réveil au fameux 3h du matin! Heureusement, ma pratique du yoga fait que je n’ai pas besoin de somnifères ni de tisanes pour bien dormir. Le yoga offre de nombreuses techniques pour intérioriser l’esprit. Le fait de s’intérioriser calme nos 5 sens, ce qui calme notre système nerveux, nous entraînant à switcher à un mode repos et pouf! s’endormir. Comment s’y prendre?

La respiration consciente

Il y a un lien étroit entre la respiration et le système nerveux. Ressentir tout en observant sa propre respiration pendant 3 minutes suffit pour entraîner un effet d’auto-régulation : la respiration ralentit d’elle-même tout naturellement. Lorsque la respiration ralentit, nos sens s’intériorisent et le flot des pensées se calme – on se dépose. Lorsque l’esprit se calme, s’intériorise, le système nerveux peut commencer à se détendre et passe d’un mode actif à un mode de centration et de ressourcement.

L’exercice suivant mène à un état détendu propice au sommeil : On observe la respiration au bout du nez (cela nous place à la frontière entre l’intérieur et l’extérieur du corps physique). On peut ensuite concentrer notre attention en répétant ‘J’inspire’ et ‘J’expire’ pour s’aider à faire le vide et rester présent et dans notre corps afin de sentir qu’on est bien, qu’on est confortable, qu’on est en sécurité et qu’on peut se détendre et relâcher toutes les tensions de la journée.

Le son de l’abeille

Ainsi, à la base on apprend à maîtriser la respiration. L’inspire et la rétention à plein sont associées à l’éveil et l’expire ainsi que la pause après l’expire, à la détente. Si on allonge la durée de l’expiration cela favorise la détente – en autant qu’on ne s’essouffle pas. Un truc pour allonger l’expiration est de faire la respiration du bourdonnement de l’abeille : inspirez de façon naturelle et faites le son ‘Mmmmm’ comme une abeille en expirant. Répétez 5-8 fois, en gardant la bouche fermée, la mâchoire détendue sans que les dents se touchent. Et ensuite continuez 10 fois à faire Mmmm mais sans faire de son en concentrant votre attention sur l’expiration lente et profonde.

Le scan corporel

Bien sûr le scan corporel dans la posture allongée sur le dos est une excellente technique pour ressentir et relaxer le corps et l’esprit. C’est une des étapes du Yoga Nidra, le sommeil yoguique. Avant de commencer, ressentez de la gratitude, puis fixez une intention. On dit que la gratitude est le sol fertile et l’intention, une pensée positive qu’on sème dans notre subconscient. Puis en commençant par les pieds on remonte jusqu’à la tête en portant notre attention sur chaque partie de corps et en imaginant qu’on respire dans chaque partie du corps, l’expiration évacuant toute tension.

La routine

D’autres trucs donnés par l’Ayurvéda pour mieux dormir : Ne pas manger après 19h; masser les pieds avec de l’huile de sesame ou amande douce tiède; créer une routine de se coucher et de se lever aux mêmes heures et écrire ses préoccupations dans un journal qu’on garde sur notre table de chevet pour mettre de côté les inquiétudes, au moins le temps d’une bonne nuit de sommeil!

J’espère que ces trucs vous aideront autant qu’ils m’ont aidé!
Bonne détente!
Namaste
Jennifer

La méditation et les 3 états du mental

Belle fleur de lotus à la surface de l’eau

Le yoga et l’ayurvéda décrivent un nectar d’immortalité, amrita, qui serait produit par la glande pinéale au niveau du cerveau, lorsque nous atteignons un degré de méditation profond, c’est-à-dire de concentration et de calme assez soutenue. C’est un des buts de la méditation! et une des raisons pourquoi on porte notre attention au point entre les sourcils vis-à-vis les oreilles, car c’est le lieu de la glande pinéale (aussi c’est le lieu du 6e chakra, sujet pour une autre article!).

Il faut savoir que le mental est sujet à 3 états :

  • rajas : un état actif allant de l’excitation, alerte mais agité à l’état de surexcitation, turbulence, manque de concentration, surplus de désirs et d’ ambitions et l’hystérie, crises d’anxiété.
  • tamas : un état de somnolence allant d’un manque de bon judgment, la léthargie, la lourdeur, le manque d’intérêt à la confusion, les délires ou l’incapacité de voir la réalité telle qu’elle est, et la dépression.
  • sattwa ou sattva : un état serein, sage, et en complète équilibre, calme mais alerte, légèreté avec bon judgment, compassion et courage.

Le mot en sanskrit pour ces états est Gunas, qu’on traduit comme : les 3 états des éléments et phénomènes de la nature. Ainsi tout comme le yin et le yang, les gunas sont des qualités de la nature. La nourriture et nos activités peuvent affecter notre mental et entraîner un état tamas, rajas ou sattva. Par exemple : nourriture transformée et grasse comme poutine prorduira un état tamas, nourriture stimulante comme café, état rajas et les aliments entiers et frais comme une salade avec des graines, sattva. Écouter un filme d’action aura effet rajasique, manger un très gros repas juste avant de dormir, effet tamasique et marcher en forêt sans se presser et en étant présent aux odeurs, sons et couleurs, sattvique.

Le but n’est pas de se restreindre, mais plutôt d’observer les effets de ce qu’on fait sur le niveau d’énergie de notre mental. Chacun est différent et peut faire ses propres choix selon ses observations. Quand on s’assoit pour méditer, si notre esprit est surexcité, qu’on a envie d’acheter plein de nouveau vêtements ou de faire plein de choses, on note que le mental est dans un état rajasique et on peut analyser (svadyaya – observation de soi) qu’est-ce qu’on a mangé, lu ou entendu qui pourraient avoir entraîné cet état. En générale notre société nous pousse vers un état rajasique. D,un autre côté, si on n’a pas la volonté pour faire des choix santé, on n’arrive pas à méditer bien qu’on voudrait, on sait tout de suite que notre énergie est tamasique, l’énergie va vers l’intérieur mais vers le bas, lourdeur. Cet état peut aussi survenir après une période rajasique, comme le retour d’un pendule. Et si on est calme, on arrive à méditer ou faire du yoga ou des bons choix, on a une énergie modéré et notre esprit est présent on est dans un état sattvique, l’énergie va aussi vers l’intérieur mais vers le haut, état léger.

Par l’observation sans judgment, tranquillement et tout naturellement on trouvera le chemin vers notre propre état d’équilibre. Le corps a ses propres capacités d’autoguérison et chaque pas vers l’équilibre entraîne un cercle vertueux, parfois on stagne, parfois on recule, mais la vie n’est pas linéaire, chacun avance toujours (même si on pense qu’on recule) vers la lumière et l’union avec son âme. En méditant régulièrement, on va de plus en plus profond, faisant l’expérience d’un bonheur de plus en plus constant et avec une pratique soutenue, qui sait on bénéficiera du nectar d’immortalité! Je vous le souhaite!

Paix, Joie, Amour et Lumière
Namaste
Jennifer

Qu’est-ce que ça mange une prof de yoga?

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Une élève m’a posé la question en me voyant dîner entre deux cours. Je mangeais du végé-pâté avec une salade verte. C’est ce que je mange souvent (je ne peux pas parler pour les autres profs de yoga!). Je mange des aliments entiers : des fruits et des légumes de saison autant que possible, des légumineuses que je fais tremper et cuire, des grains et céréales entiers, des œufs, produits laitiers et des noix. Bref, je suis végétarienne (pas stricte – je goûte ce qu’on a préparé quand je suis invitée quelque part parce que l’amour et l’énergie que les gens ont mis à préparer un repas compte par-dessus tout!).

Une transition en douceur, à l’écoute de soi-même

Ça m’a pris 10 ans pour adopter une alimentation végétarienne, car je n’ai pas forcé la chose. J’ai beaucoup observé les effets chaque fois que j’arrêtais de manger de la viande. Au début je me sentais faible ou j’avais super faim après les repas – je pense que c’est à cause que notre corps s’habitue à travailler fort pour digérer la viande et qu’au début on ne se sent pas rassasié à manger végé, c’est une théorie..

Aussi, j’avais peur de manquer de protéines ou d’un quelconque nutriment ou je finissais par succomber à la facilité d’un menu typique non-végé. C’est d’autant plus compliqué quand les autres sont moins intéressés à cesser de manger de la viande ou passent des messages. Les choix végé dans les restaurants « à viande » sont souvent peu nourrissants, ce qui n’aide pas non plus à convaincre les sceptiques ou à soutenir ses propres résolutions.

Pourtant, la cuisine végétarienne est tellement variée, savoureuse et nutritive : les sources de protéines végétales sont nombreuses! Il y a une vingtaine de types de légumineuses (enlever la peau des pois-chiches) puis agencé avec des grains entiers et vous avez tous les acides aminés nécessaires pour votre corps. Le tempeh, le tofu (bien apprêté), les mélanges tofu shitake, seitan (attention gluten) sont d’autres sources de protéines sans légumineuses.

Maintenant que je mange végé, pour que tout le monde à la maison mangent ce qu’il aime, je me fais un gros végé-pâté ou des riz avec légumineuses ou des ragoûts végés et comme ça je n’ai qu’à préparer le repas avec viande et réchauffer mon plat végé à côté ou vice versa.

Pourquoi végétarienne?

Parce que je me sens mieux, dans mon corps et dans mon cœur :

  • Le premier concept d’éthique en yoga c’est ahimsa : la non-violence ou « le respect, l’amour et la compassion pour tous (soi-même y compris!). Les animaux seraient plus conscients, plus sensibles que les plantes, donc entre tuer un animal pour le manger ou une plante, ça cause moins de souffrance de se nourrir du règne végétale.
  • La théorie des différents types d’alimentation selon ton groupe sanguin se fait beaucoup critiquer mais résonne pour moi. Le mien serait satisfait de grains et de fruits!
  • Manger végé a un effet profondément calmant sur mon esprit. Je suis généralement calme et souriante, mais je sens une différence, je suis encore plus zen, généreuse, patiente, empathique et tout simplement plus légère et heureuse en mangeant végétarien!

Connais-toi

La théorie des groupes sanguins n’interdit pas la consommation de viande, au contraire selon cette théorie un certain type sanguin doit se nourrir de viande. D’ailleurs, un de mes livres de nutrition préférés « Healing with Whole Foods » explique que la consommation de viande dans certains cas a des effets thérapeutiques selon chaque type de viande.

Ainsi la viande n’est pas à proscrire nécessairement, mais peut-être à consommer en modération. Moi je me sens mieux sans! À vous de doser et de choisir. Pour certains, il y a beaucoup d’obstacles à surmonter pour changer de régime alimentaire (les craintes, la logistique, l’entourage, les coûts (bio ou pas bio? article à suivre), etc.) alors que pour d’autres, devenir végétarien du jour au lendemain c’est facile.

L’été c’est certainement le meilleur moment pour manger végétarien, car il y  a une abondance de fruits et de légumes frais! L’internet regorge de sites et de blogs de cuisine végétarienne. Faites l’essaie si ça vous interpelle. Commencez doucement, 1 repas par semaine, observez et cheminez sans jugement en usant de gros bon sens! Je vous assure que c’est faisable 🙂

Bon appétit et bonne santé!

Namaste
Jennifer

 

 

Yoga évolutif

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Notre pratique de yoga peut nous accompagner tout au long de notre vie en l’ajustant à notre niveau d’énergie et capacités du moment et non l’inverse!

Gary Kraftsow, fondateur du American Viniyoga Institute résume les quatre buts principaux pourquoi une personne fait du yoga :

  • développer une chose en particulier (force, souplesse, calme, etc.),
  • à titre préventif pour sa santé,
  • soulager certains maux actuels et
  • transformation et croissance personnelle.

Tout ces buts sont valables! Je trouvais ça tout simplement intéressant de se poser la question : Pourquoi je vais faire du yoga?

Il décrit aussi la pratique de yoga selon les étapes de vie. Les catégories suivantes sont à titre d’exemple pour donner une vue d’ensemble sur l’évolution d’une pratique personnelle sur toute une vie :

0 à 25 ans : Apprentissage et développement   

  • L’emphase est sur l’expansion pour développer la force, l’adresse et la concentration.
  • Bien sûr, en bas de 10 ans, les séances sont courtes sans contraindre la respiration et la motricité est en avant-plan.
  • Pour les adolescents, une séquence de postures debout favorisera l’enracinement et la confiance en soi. Certaines postures inversées et sur tapis aideront à harmoniser le fonctionnement du système hormonal.

25-30 à 75 ans : Activité familiale, sociale, professionnelle 

  • L’emphase respecte le besoin d’agir et de protéger le corps et l’esprit des effets néfastes du stresse en cultivant l’équilibre physique et mental.
  • Bien qu’une routine de postures vigoureuses aidera à relâcher des tensions musculaires et ‘dépenser son stresse’, l’emphase sera mise sur la respiration consciente.
  • Ainsi les postures et leur enchaînement seront soutenu par une respiration consciente (fluide, calme et naturelle) et une plus grande place est accordé aux techniques de respirations pour harmoniser le système nerveux.
  • L’observation du ressenti et de la respiration commencera à laisser place à la méditation. La contemplation des yamas et niyamas aide à prioriser ses énergies.

75 jusqu’à la fin de vie : Vie sereine

  • La méditation prend l’avant-plan, soutenu par les techniques de respiration et quelques séries de mouvements pour libérer les articulations (pawansmuktasana) et entretenir l’équilibre, l’amplitude respiratoire et une bonne posture.
  • L’emphase est en harmonie avec le mouvement naturel de l’intériorisation.
  • Aussi des pratiques plus douces et subtiles selon le participant peuvent être introduites tels les mantras, les hastas mudras et les notions philosophiques pour favoriser la paix d’esprit. Par exemple, contempler la générosité, le pardon, le lâcher-prise et la joie.

Il y a un style de yoga pour tous et chacun! Informez-vous et essayez! Soyez à l’aise d’aller à plusieurs endroits pour trouver celui qui ‘fit’!

Bonne pratique!

Jennifer

Événement/défi : Yoga 21 jours (de suite!)

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Bienvenue à tous! Ce bel événement organisé par Monique Vachon, a pour but de soutenir les participants à intégrer le yoga à leur quotidien et de bénéficier à la fois du yoga et du plein air!

Pour une 3e année, Monique m’invite à donner des cours durant les 21 jours. Mes dates seront les 12*, 13, 24, 29 et 31 août. *Le dimanche 12 août : possibilité de cours parent-enfant s’il y a assez de participants; un cours à côté serait offert pour les autres participants. Veuillez me confirmer votre présence 🙂 

Les autres cours seront donnés par d’autres très bons professeurs. Je vous encourage à venir au plus grand nombre de cours pour découvrir le yoga à travers les différents styles d’enseignement.

En vous inscrivant (20$), chaque cours subséquent sera à contribution volontaire ou vous pouvez payer 210$ pour les 21 jours.

Lieu : Beau temps : bord du lac Hertel ; pluie : soit chalet du lac ou chacun s’engage à pratiquer chez soi ; beau temps ‘mauvais’ temps il y aura un cours

Horaire : Rencontre à 8h au stationnement du Centre de la montagne pour marche consciente et silencieuse, ou 8h30 au bord du lac Hertel; Classe de 8h30 à 9h30

Professeurs : Monique Vachon, Pierre Lefèbvre, Brigitte Lareau et moi Jennifer Sunde (descriptifs des professeurs ici https://viayoga.ca/formations/yoga/)

Coûts : 20$ inscription et ensuite contribution volontaire à chaque cours OU 210$ pour les 21 jours; 7$ entrée adulte à la montagne ou 72$ pour carte de membre annuel du Centre de la Nature du Mont-Saint-Hilaire

Fiche d’inscriptiondéfi-yoga-2018

Informations et tarifs pour la montagne : Réserve naturelle Gault

Questions et inscriptions : jen.yoga.harmonie@gmail.com ou Monique om@viayoga.ca

Au plaisir de faire du yoga ensemble sur la montagne!

Namaste
Jennifer

C’est un cadeau

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Le cœur s’épanouie comme une fleur, tranquillement, chaque chose en son temps

L’intéroception

Depuis le printemps, j’ai introduit une nouvelle technique de respiration consciente très facile à pratiquer, très simple, mais aussi très puissante : en gros c’est de porter son attention sur sa respiration sans rien forcer. Cela aide non seulement à mieux maîtriser sa respiration (effet calmant) mais aussi d’être plus présent à son ressenti intérieur (intéroception).

Parfois l’intéroception va plus loin que d’être plus à l’écoute de sa respiration et de son corps, il permet de se voir, de vraiment voir les trames de pensées qui gouvernent notre attitude et nos actions. Et cela peut parfois provoquer une profonde prise de conscience.

Conscientiser ses pensées

C’est arrivé cette semaine à une des participantes. Heureusement elle est venue me voir après le cours pour m’en parler au lieu de partir chez elle confuse et inquiète. Pendant qu’elle faisait les postures, elle est devenue consciente d’une pulsion en elle de se pousser plus loin alors qu’elle n’avait pas envie car elle sentait son corps plus fatigué ce jour-là.

Au lieu de suivre la pensée « Enwéy, vas-y« , elle a senti une force plus profonde de tendresse envers elle-même, une pensée à l’opposé de la dureté et de l’exigence, une volonté de se faire du bien et quand cette pensée lui est venue, quelque chose en elle a fondu et elle s’est senti émue, au bord des larmes.

Après le cours, elle se sentait fébrile et cela l’inquiétait alors elle est venue m’en parler. Ayant moi-même déjà vécu cela plusieurs fois au cours de mes expériences en shiatsu et yoga, je l’ai tout de suite rassuré : ceci est un cadeau. Déjà prendre quelques respirations profondes ça calme les émotions et parfois la fébrilité passe très vite.

J’essaie dans mes cours de faire en sorte qu’on libère les tensions parfois enfuies et qui remontent à la surface, en douceur par toutes sortes de petites pauses, des mouvements, des respirations comme le lion ou le feu. Mais parfois un(e) participant(e) va faire un saut quantique dans son cheminement. Selon la profondeur et les ramifications de la prise de conscience, s’ensuit un 2 à 12 heures (ou quelques jours) de fébrilité. Il faut alors prendre un peu de temps pour se dorloter, prendre un bain de sel, ne pas prendre de bain de foule comme dans un grand centre commercial achalandé car on est plus sensible, et plutôt marcher parmi les arbres, écrire dans un journal ou parler à un(e) ami(e).

Retrouver son authenticité

Lorsqu’on se libère d’un conditionnement ou d’une fausse croyance qui a un certain contrôle sur notre façon de vivre, de percevoir, de nous traiter ou de traiter les autres, c’est comme si une carapace autour de notre cœur fondait pour laisser passer plus de lumière. Oui c’est émouvant. Pour elle, c’était de constater à quel point elle était exigeante avec elle-même. C’est une prise de conscience très puissante, un ‘shift’, car cette personne s’est vu reprendre un peu plus de son pouvoir, son authenticité, donc non pas égoïste mais l’épanouissement de son âme. Par la douceur qu’elle se permettra, elle sera plus douce envers tous. Elle sera de moins en moins soumise à des standards de performance extérieure, elle pourra s’écouter et se faire du bien. Elle continuera toutes ses activités, mais d’un nouveau regard infusé de tendresse et de compassion.

Ce n’est pas confortable, mais c’est une renaissance. C’est très rare qu’une expérience bouleversante comme cela arrive durant un cours de yoga. Ça arrive plutôt, mais encore-là pas souvent, dans des retraites de plusieurs jours. C’est un cadeau et si on se laisse le temps, on retrouve nos points de repères et la vie continue avec notre cœur agrandi 🙂 On se sent plus humble aussi, devant la grandeur de la Vie et plus connecté aux autres, étant plus conscient du cheminement que nous faisons tous.

Je souhaite que l’univers tout entier soit rempli de Paix, de Joie, d’Amour et de Lumière!

Namaste

Jenni

 

Qu’est-ce qui te rend heureuse?

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Une élève m’a posé la question et j’ai dit « Plein de choses! » Je suis rendue que je peux être heureuse autant à faire des choses que j’aime comme mes passe-temps, un bon repas, être en famille, que des choses que j’aime moins comme le ménage (mon truc c’est de voir la maison comme un être vivant, un lieu sacré, qui adore les soins de nettoyage que je lui prodigue 🙂 )!

Choisir d’être heureuse…

Si on fait un travail alimentaire, je pense que c’est important de se l’approprier comme un choix (même si on pense qu’on a pas le choix). J’ai fait le choix d’être heureuse après plusieurs années de crise existentielle. Enseigner le yoga et faire de la traduction à mon compte au lieu de travailler dans un bureau fut un choix aussi et j’ai eu la chance d’être soutenue par mon conjoint dans cette décision. C’est exigeant, on porte tous les chapeaux (admin et employé!); le yoga est un engagement, un mode de vie, on ne peut pas enseigner ce qu’on ne met pas en pratique! Aussi, si je manque un cours ou un appel pour une traduction, je ne suis pas payée. D’un autre côté, je fais mon horaire et je vois tout le bien que le yoga fait aux élèves et cela ça n’a pas de prix!

 

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Les joies spontanées

Plus on est heureux, plus on voit des choses qui nous rendent heureux comme de voir des personnes qui ne se connaissent pas partager une blague ou s’entre-aider, ou de percevoir le parfum de la terre au printemps! Maintenant, des fois, la joie est sans raison. Tout à coup je déborde de joie tout en étant très consciente du moment présent et ancrée. Est-ce une onde de Joie qui me traverse? ou un ange qui me touche l’épaule? Ou est-ce ananda, un rayon de soleil du fond de mon être?

Le bonheur selon le yoga

Dans les Yoga Sutras de Patanjali, on dit qu’il y a 4 mots pour le bonheur en sanskrit : Sukha, Santosha, Mudita et Ananda. Chacun est une facette ou profondeur du bonheur.

Sukha signifie la facilité, l’aisance, le sentiment plaisant. C’est un degré de bonheur qu’on ressent lorsqu’on est dans notre zone de confort, lorsque les choses se passent comme on veut ou comme on aime. Évidemment, c’est un bonheur éphémère puisque la vie est imprévisible et ne se passe pas toujours comme on veut. Si notre bonheur dépend des facteurs extérieurs (le beau temps, le souper parfait, zéro trafic, etc.), difficile de se sentir vraiment heureux!

Pour pallier à ceci, les sages ont défini Santosha, le contentement. Il s’agit d’accepter ce que la vie nous présente, d’avoir Confiance en la Vie. La pratique du contentement amène un bonheur plus permanent, moins dépendant des circonstances extérieures. Ça demande de la créativité, mais ça en vaut l’effort pour tout le bien que ça fait pour notre santé mentale et relationnelle! Il pleut? On fait le picnic à l’intérieur et on est heureux pour les plantes. On a acheté la mauvaise sorte de légume? On change de recette! Trafic? On ne peut que patienter, donc écouter la radio ou un livre audio, respirer… Attention, ce n’est pas un état passif, si quelque chose nous déplaît on agit, mais sans dramatiser.

À force de pratiquer Santosha, tôt ou tard un sentiment plus profond surgit, Mudita, « la joie sacrée, la joie bienveillante et altruiste qui se réjouit du bonheur et des succès des autres » (wikipédia). On devient capable de voir la Beauté partout et de ressentir l’exaltation et l’équanimité. On cultive mudita avec la pratique de la gratitude, le chant et la méditation, qui sont des clés pour ouvrir notre cœur spirituel, siège de la compassion, l’amour inconditionnel, la générosité, le respect, le pardon et l’harmonie.

Lorsque mudita rempli tout notre être, nous baignons dans un état de grâce, de béatitude appelé Ananda. Fait intéressant, selon le yoga le corps humain est fait de 5 couches inter-reliées et la plus profonde couche est ananda-maya-kosha, le corps de béatitude. Ainsi selon le yoga, le bonheur est au plus profond de chacun, brillant comme un soleil!

Cultiver le bonheur profond

C’est pour cela qu’on voit des gens capables de sourire, de blaguer, de s’entraider malgré l’adversité. Le bonheur véritable ne se trouve pas dans les catalogues ni dans la perfection, il est en nous!

Chacun doit trouver la ou les pratiques méditatives qui calment son mental (randonnée en forêt, peinture, yoga, tai ch’i, qi gong, tricot, etc.) et qui l’aident à se centrer, se ressourcer, se reconnecter à son monde intérieure lumineux, au moment présent imprégnée d’amour, de joie, de paix et de lumière.

Si vous êtes dans une situation difficile, entourez-vous de soutien et persévérez. Soyez doux/douce avec vous-même. Ça peut prendre du temps comme ça peut arriver spontanément, les nuages partiront et vous vous sentirez plus léger. Un pas à la fois, tout est possible! Gardez espoir.

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Namaste
Jennifer

Source :  La partie ‘Le bonheur selon le yoga’ est inspiré de l’article ‘Joy Story’ du Yoga Journal https://www.yogajournal.com/yoga-101/joy-story.

Tu peux partager cet article en respectant de citer que c’est écrit par Jennifer Sunde sur le blog  https://wordpress.com/post/jenyogaintegral.wordpress.com/1360

 

 

 

 

Yoga et substances altérantes et autre

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Beer Yoga?!?

Eh oui, faire du yoga en buvant une bière bien fraîche c’est possible! Le Beer Yoga a fait son apparition en 2014 aux États-Unis et s’est répandue en Europe, Thaïlande et l’Australie. Les cours sont donnés dans un bar où les participants tiennent une bière tout en faisant diverses postures, prenant une gorgée de temps à autre. Cela rend plus décontractée l’atmosphère du cours et peut rendre le yoga plus attirant pour les personnes qui aiment la bière et sortir dans les bars. Est-ce du yoga? Si la respiration reste le fil conducteur et les participants se sentent calmes et plus centrés à la fin du cours oui. Mais comment savoir si ces effets viennent du yoga ou de la bière…?

Et qu’en est-il des substances dites plus relaxantes comme la marijuana? Même si un des effets de la marijuana ou de certains hallucinogènes – quand ça se passe bien – est de relaxer, les toxines de ses substances peuvent éventuellement nuire au corps (poumons, foie, reins et cerveau) et ne plus du tout relaxer l’esprit (« high » suivi d’un manque de volonté, anxiété). Une bonne pratique de yoga va nous laisser sur un nuage, en paix sans les effets néfastes des substances altérantes.

Ahimsa

Le tout premier principe du yoga est la non-violence (ahimsa). Il s’applique autant à comment on se traite nous-même, qu’à la façon qu’on traite les autres, entre autres, de ne pas les juger. Chacun fait de son mieux pour être heureux. En continuant à pratiquer le yoga en modération, tôt ou tard, chacun se guérit et se libère de toutes ses dépendances. La pratique du yoga au naturel favorise l’acceptation de soi et un état de détente profonde et durable. Aucun besoin de substances pour ressentir la paix intérieure et l’Amour Universel!

Si vous souffrez, essayez le yoga et soyez doux avec vous-même. Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. » Il faut se laisser le temps. Le temps de se connaître et de s’accepter, puis peu à peu la vie devient un épanouissement continuel plein d’émerveillement et de belles synchronicités tout en étant dans la simplicité. J’ai suivi ce parcours et je continue de grandir grâce au yoga, c’est vraiment possible pour vous aussi!

Yoga et autre

Il existe vraiment plusieurs types de yoga pour plaire à tous les goûts! En plus du Beer Yoga et du Cannabis Yoga, il y existe :

  • Chocolate Yoga (essayez-le avant que ne survienne la pénurie de chocolat 😉 ),
  • Vape Yoga,
  • Yoga Rage (les participants sacrent et crient en écoutant du heavy métal),
  • Yoga avec votre chien,
  • Yoga avec des bébés chèvres,
  • Yoga Nu,
  • Yoga sur Paddleboard (pour les doués de l’équilibre!),
  • Yoga aérien (avec des sangles),
  • Yoga du Rire
  • et bien d’autres à découvrir ou à inventer!

Expérimentez tout en usant de votre gros bon sens (le cours devrait au moins être donné par un professeur certifié et vous donner un sentiment de bien-être) et ayez du plaisir à faire du yoga!

Namaste
Jennifer

 

Quand on regarde de plus près

Il avait neigé la veille et aujourd’hui par une température de -3C en plein février, la neige était d’un blanc maculé. M’apprêtant à marcher dans cette blancheur, je regardai où poser le pied et vis sur la surface de la neige des petits points noirs, comme des graines de sésame. En me penchant pour regarder de plus près (car les points ne faisaient que 2mm), je vis que ces points étaient en fait des petits insectes et que ces insectes étaient bel et bien vivants, rampant lentement ou sautant (assez haut) pour se déplacer.

Comme la plupart de nous face à une bibitte, je fus pris d’un sentiment de répulsion et même de frayeur. Je continuai à les observer et vis avec un mélange d’horreur et de fascination qu’ils étaient très nombreux! La curiosité pris le dessus sur le dégoût… Comment une si petite créature pouvait-elle survivre au froid et que faisaient-elles toutes là sur la neige comme à une fête de voisinage?

J’ai envoyé des photos à celui qui donne le cours d’horticulture potager pour le Carrefour des Arts à Mont-Saint-Hilaire et il m’est revenu avec une fiche du site ‘Espace pour la vie, Insectarium’ qui non seulement identifiait l’inconnu, mais fournissait des renseignements qui m’ont tout-à-fait enchanté.

Cet insecte s’appelle communément la puce des neiges, mais elle n’est pas une puce et elle ne mort pas et ne transmet pas de maladies. Au contraire elle est bienfaitrice, car elle se nourrit entre autres de graines de pollen, spores de champignons et de bactéries (aidant ainsi à contrôler leurs populations) et de plus par son alimentation elle décompose la matière organique et enrichit le sol.

Certaines espèces de puces des neiges peuvent vivre dans des températures allant jusqu’à -60C, car le liquide qui circule dans leur corps est comme de l’antigel! Elle monte à la surface de la neige pour se nourrir et se déplace en rampant ou par des sauts qu’elle effectue grâce à des pattes spécialisées pour bondir.

Apprendre à connaître les autres, ça prend de surmonter la crainte qui vient d’instinct. Apprendre à apprécier les autres, ça prend de s’y intéresser. Avec un peu de curiosité et de bonne volonté on peut se faire des amis partout ou du moins ne pas voir des ennemis partout!

Bien renseignée et émerveillée encore une fois par les splendeurs de la Nature, j’ai pris ma marche au grand air en évitant d’écraser les petites collemboles des neiges!

Bon plaisirs d’hiver!

Namaste
Jennifer

inconnu_11fevr2018_st_hilaire

Insectarium : http://espacepourlavie.ca/insectes-arthropodes/collembole-des-neiges

Vidéo expliquant l’idée derrière le petit filme d’animation Lucas l’araignée https://youtu.be/ZoYVZmKSYFg